A propos
Depuis la fin des années 1980, SLEM développe une pratique artistique ancrée dans le cinéma expérimental, qu’il explore depuis plus d’une décennie à travers une démarche de recherche et de collaboration. Ses projets, souvent collectifs, mêlent artistes, musiciens, plasticiens et metteurs en scène, et témoignent d’une attention soutenue aux processus de création partagée et à la transmission, notamment à travers l’association Epona fait son cinéma.
Depuis 2022, SLEM étend son exploration artistique à la peinture, développant un travail où la dimension formelle se conjugue à une réflexion sur la perception et la sensibilité. Au cœur de son univers plastique se trouvent le ciel, l’horizon et les nuages, motifs récurrents qui structurent sa pensée visuelle et poétique. Dans cette pratique, le paysage n’est pas tant représenté qu’expérimenté : la toile devient un espace de tension entre observation du réel et projection imaginative.
La lumière chez SLEM ne se réduit pas à un effet pictural ; elle est pensée comme expérience sensible et intérieure, capable de révéler simultanément la fragilité et la beauté du monde. Le nuage, motif récurrent, fonctionne comme métaphore du passage, du mouvement et de l’instabilité, permettant à l’artiste de questionner des enjeux fondamentaux liés à la mémoire, à la temporalité et à l’écologie contemporaine.
À travers ses peintures, SLEM propose une forme de ralentissement perceptif, invitant le spectateur à une attention accrue aux nuances de lumière, à la profondeur du ciel et au silence de l’horizon. L’œuvre articule ainsi une réflexion sur le lien entre sensibilité humaine et fragilité du vivant, tout en explorant la capacité de la peinture à générer un espace de contemplation et de résonance poétique.